De retour bientôt — mais pas encore

Ces derniers mois, le site a tourné au ralenti. Pas faute d’envies, plutôt faute de temps, celui qu’on ne peut pas compresser.

Je suis pleinement absorbé par Le Courtil de Quincieux, la ferme collective que j’ai cofondée en 2022 dans le Val de Saône, entre Lyon et Villefranche. Douze hectares partagés entre plusieurs ateliers en agriculture biologique ou en conversion : maraîchage, arboriculture, fleurs coupées, apiculture. Pour ma part, je gère l’atelier arboriculture, quatre hectares de vergers diversifiés, pommes, poires, cerises, pêches, prunes, abricots, coings, figues. La taille en hiver, la surveillance du printemps, les récoltes qui s’enchaînent de juin à novembre, les marchés. Le rythme des saisons n’attend pas.

Le Courtil fonctionne sous forme de SCIC (une coopérative d’intérêt collectif) ce qui permet d’associer producteurs, salariés et partenaires dans une même structure, et de faciliter l’entrée et la sortie de producteurs. Depuis le démarrage, cinq personnes se sont installées dans la coopérative. Ce modèle s’inscrit dans une dynamique plus large portée par les Fermes Partagées et le mouvement des Fermes Collectives. Parmi les fermes compagnes de ce réseau, quelques exemples qui montrent la diversité des formes possibles : la Ferme de Chalonne en Isère, paysans-boulangers organisés en SCOP autour des céréales et du pain ; la Ferme des Volonteux dans la Drôme, une vingtaine de coopérateurs sur 25 hectares avec épicerie, fournil, pépinière et tiers-lieu ; la Clef des Sables à Saint-Lattier, en Isère, une cinquantaine d’hectares en polyculture agroécologique, marché hebdomadaire et programmation culturelle. Des projets différents, des territoires différents, mais une même conviction sur ce que peut être une ferme ancrée dans son territoire.

En parallèle, on travaille sur une étape importante pour la coopérative : l’achat du bâti et du foncier, dans une logique de tiers lieu agricole pour faciliter la création d’activités agricoles et alimentaires. Un lieu ancré dans son territoire, ouvert, qui dépasse la seule fonction productive. Pour financer cet achat, on prépare une levée de fonds citoyenne. L’idée : permettre à des habitants, des partenaires, des gens convaincus par le projet de devenir partie prenante de son avenir foncier. Affaire à suivre.

Enfin, je poursuis quelques projets d’accompagnement et de recherche qui occupent le reste du temps disponible.

Je reviendrai dans quelques mois avec du contenu de fond et un site qui reflète mieux ce que ce collectif de réflexion devrait être. En attendant, les ressources et les anciens articles restent disponibles.
N’hésitez pas à me contacter pour toute question !

Nicolas

Publications similaires