Un article sur les travaux d’une équipe de recherche de Versailles, publié dans le journal du CNRS à l’occasion du Salon de l’Agriculture.

Peut-on mettre l’agriculture en équations ? C’est le défi que tentent de relever depuis plusieurs années déjà les mathématiciens, qui mobilisent pour cela tout un arsenal – modélisation, statistiques, traitement d’image… C’est que la tâche n’est pas aisée. « Les systèmes biologiques sont complexes et il faut être capable de choisir un nombre limité de variables significatives parmi la multitude de processus qui régissent les trois mécanismes de base des plantes : la photosynthèse, la transpiration et l’organogenèse, c’est à dire la mise en place continue de nouvelles tiges, feuilles, fleurs, fruits… », témoigne Paul-Henry Cournède, du laboratoire Mathématiques et informatique pour la complexité et les systèmes, à CentraleSupélec. « Les biologistes ont une connaissance très fine des phénomènes jusqu’au niveau moléculaire, mais pour pouvoir modéliser la croissance des plantes comme nous le faisons au laboratoire, il faut que nous arrivions à trouver ensemble la bonne échelle de description. Ainsi la production de telle hormone, indispensable à la photosynthèse, ne sera pas forcément prise en compte dans le modèle… »

https://lejournal.cnrs.fr/articles/lagriculture-croit-dans-les-mathematique

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